Double vinyle de couleur limitée de 750 exemplaires.
Coffret bijou édition CD de 250 exemplaires, digipak de 250 exemplaires, et version cassette de 100 exemplaires de "Hazardous" par Godfather Don..
Le premier album du rappeur et producteur new-yorkais Godfather Don est sorti en 1991 via Select Records et a acquis un statut incontestable parmi les fans et les collectionneurs. Entièrement produit par Don lui-même.
Disponible en série limitée sur 2LP noir coloré et régulier, CD en digipak ainsi qu'en cassette et en digital.
En 1994, les Boogiemonsters ont sorti leur premier album "Riders Of The Storm : The Underwater Album". Le groupe se compose de Vex, Mondo, Myntric et Yodared.
L’album a été accompagné de quelques sorties uniques avec des versions remix supplémentaires, dont deux peuvent être trouvées sur le bonus 7".
Disponible en tirage limité sur 2LP+7" (500 exemplaires), CD en écrin (300 exemplaires) et cassette (100 exemplaires)
Sorti à l’origine en 1995 sur cassette uniquement sur Misfits Records. 'Bomb Threat' représente se qui fait de mieux en matière Boom Bap dans les années 90 's dans la ville de Portland
"Bomb Threat" fut un longtemps un modèle du genre pour le hip hop de l’âge d’or dans le Nord-Ouest des US, en mélangeant cette sonorité typique Boom Bap avec une touche hardcore.
Disponible en série limitée sur 1 LP (300 exemplaires), CD en écrin (300 exemplaires), cassette (100 exemplaires) et en numérique sur toutes les principales plateformes.
Un album fidèle à la tradition du Boom Bap new-yorkais,
teinté d'influences jazzy, porté par les flows et les paroles du groupe qui
tiennent l'auditeur en haleine sans lui laisser de répit. On retrouve alors en
collaboration les jeunes rappeurs de l'époque tels que Jay-Z, Sauce Money et
Dame Dash.
Disponible en édition limitée sur2LP+7" (300 exemplaires), CD en coffret (300 copies), cassette (100 copies) et numériquement sur toutes les plateformes majeures ici : https://90stapes.lnk.to/original-flavor
Le stock est épuisé sur Bandcamp mais est encore disponible en petite quantité sur le site HHV :
Ahmad
– Justin Herman Plaza + Interview (EMBarcadero)
Il
y a trois semaines encore, je ne connaissais pas Ahmad. On m’en a
parlé, je suis allé écouter, et pour tout dire, j’ai rapidement
été séduit. J’ai un « background » très hip-hop, rap
français, mais il faut bien avouer que depuis quelques années, mes
horizons se sont fortement élargis à d’autres styles. Sans pour
autant délaisser une scène rap français qui sait montrer, de temps
à autre, de belles choses. Il faut également expliquer que nos
artistes français ont évolué, dans de multiples directions ; un
style beaucoup plus soul-jazzy pour certains, plus abstrakt pour
d’autres. Ahmad n’a choisi ni l’un ni l’autre. Disons qu’il
reste dans un courant « hip-hop-rap classique » (sans connotation
péjorative), mais dans une musique qui tente aussi de s’affranchir
de certains clichés qui lui collent à la peau. Après deux EP, le
MC de Montpellier nous livre une troisième galette, qui correspond
aussi à une époque différente, à un style de vie nouveau
oserais-je dire. Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est que
d’une c’est un projet indépendant, et que par-dessus tout, il
est très réussi. Le genre d’album qui redonne du goût au rap
français, de par ses références culturelles et son « empreinte »
originale. Je vous laisse découvrir l’interview avec Ahmad, et
entrer dans l’univers de son « Justin Herman Plaza »,
intégralement en écoute sur MySpace. Enjoy !
Adikt
: Salut
Ahmad. Tout d’abord, j’aimerai que tu me donnes la date de sortie
exacte de Justin Herman Plaza. Et où on pourra l’acheter également
?
Ahmad :
Salut. Le Justin Herman Plaza devrait sortir début avril si tout vas
bien. Il y a 200 exemplaires dont un peu plus de la moitié a déjà
été « achetée » par les précommandes qui m’ont permis de
lancer le projet au pressage. C’est vraiment de l’indépendance
anecdotique. Il sera dispo en VPC essentiellement sur les sites comme
Just-like ou le mien. Apres selon les moyens, peut-être faire une
sortie Cd et digitale mais pour ça il faudrait que je trouve à
m’organiser un peu mieux !
Adikt :
Pour commencer, une question simple. Ton blaze, c’est Ahmad ou
Ahmadeus, comme tu le dis dans l’intro ?
Ahmad
: C’est
Ahmad, qui est en fait mon nom de famille. Ahmadeus (Mozart-Fucka)
c’est plus un alias.
Adikt
: Plusieurs
fois dans les textes, tu dis ne pas faire de rap (« je laisse le rap
aux rappeurs », « ma zik se rapproche de ce qu’ils appellent le
rap », …). C’est quoi ta musique ? Comment tu la définie ?
Ahmad:
Ma « musique » c’est du rap. Enfin je pense (rire), mais du moins
je peux concevoir que pour certains ce style ne correspond pas
vraiment à l’esthétisme actuel et que ça peut paraitre «
original » au sens péjoratif du terme. Actuellement si tu ne fais
pas parti d’une des catégories bien définies, si tu n’es ni
moralisant ni démoralisant, alors aux oreilles de certains auditeurs
tu peux passer pour un « farfelu ». Mes phases que tu cites, c’est
un peu une manière arrogante de définir ma position vis-à-vis de
ca. C’est fait à mon échelle bien-sur, mais en gros c’est mon
univers, j’impose rien, j’essai juste de convaincre. Apres, tout
est relatif, moi je n’ai pas de « public » j’ai quelques
personnes qui suivent un peu le truc, je suis conscient que mon
délire n’influe en rien sur la tendance actuelle, mais malgré ca
je peux affirmer que mes morceaux sont des morceaux de rap (rire). «
Je pleurs / Avec une frappe d’orateur / Encore plus frais / Et je
laisse le rap aux rappeurs »
Adikt :
Et paradoxalement, on retrouve pourtant beaucoup de backs dans les
musiques, pas mal de scratchs, des instrus carrément hip-hop…?
Envie d’éviter les clichés du rap ?
Ahmad :
Eviter les clichés, si cela peut être le cas, ce n’est
sincèrement pas volontaire, pour la bonne raison que je n’ai pas
fait ce projet en opposition aux « clichés du rap ». Si je ne suis
peut-être pas dans les « clichés du rap » c’est peut-être
aussi parce que je ne les vis pas. J’aime bien qu’on prenne un
album pour ce qu’il est. Faut jouer le jeu un minimum. Soutenir un
projet juste parce qu’il évite « les clichés du rap », c’est
occulter tout l’aspect esthétique du truc, éviter « les clichés
du rap », ce n’est pas une preuve de qualité. Tu sais les gens
qui te sortent « ha enfin là on n’est pas dans les bling-bling et
autres violences » pour parler d’un projet, bah non, moi ca me
donne pas envie plus que ca de me pencher dessus. Je veux dire par là
que ce n’est pas ce critère précis qui va me faire me tendre
l’oreille sur tel ou tel projet. Tu sais, pour moi «le rap pour
ceux qui n’aiment pas le rap » ce n’est pas ce que je recherche.
Si c’est faire son truc juste pour être en opposition, c’est
bidon, dans ce cas là, l’antithèse est aussi médiocre que la
thèse. J’aime les choses nuancées, c’est comme ça, ça me
parle beaucoup plus. En France, ça manque peut être de graduation.
En fait au niveau exposition, pour caricaturer, tu as soit les
dealers buveurs de 8,6 d’un coté, soit les polis siroteurs de thé
de l’autre. C’est un grand écart facial, les adducteurs
souffrent (rire). « Je compte mes tunes mais la maille divise / Mon
style, c’est un baggy, et dedans, y’a Miles Davis »
Adikt:
J’ai trouvé pas mal de références musicales (Coltrane, Miles
Davis, …). D’où vient ta culture, de quels artistes (musique,
livre…), au sens large, tu t’inspires ?
Ahmad:
Bah ca bouge pas mal, j’ai des périodes (rire). Pour la période «
Justin Herman Plaza », c’était une sorte de retours à mes
fondamentaux avec les ambiances épiques, grandiloquentes mais un peu
oniriques et poétiques aussi. En bouquin j’ai pas mal lu de Donald
Goines, là je termine juste « Dans l’abime du temps » de H.P.
Lovecraft, le dernier Karim Madani m’a bien plu aussi. Le film qui
m’a vraiment parlé ces derniers temps c’est « Two Lovers », de
James Gray. Lui, je kif carrément son univers, il a une recherche de
la justesse qui me parle vraiment. C’est du « quotidien » épique.
Apres il y a quelques séries, comme « Breaking bad », « The Wire
», qui m’ont fait squatté l’écran, ainsi que quelques
classiques de James Cagney. Au niveau musical ces derniers temps j’ai
beaucoup écouté l’album « Down to Earth » de Wonder, «
Transformer » et « Berlin » de Lou Reed me giflent a chaque fois,
le groupe Hint vs Ez3kiel. Pas mal de reggae aussi, comme The Congoes
surtout leur « Heat of the Congoes », et j’ai bien aimé le
dernier Biolay. Niveau rap, le « black album » de Jay-z tourne
encore beaucoup, le dernier Cam’ron, Elzhi, The Clipse, le Q-tip.
J’ai énormément écouté le « Layover » de Evidence, et il y a
un p’tit nouveau J-cole, j’ai vraiment kiffé sa Tape « The Warm
Up ».
Adikt
: Quel
regard tu portes sur tes deux précédents albums ?
Ahmad
: Je
les réécoute rarement mais je les aime bien. Ils me sont
nostalgiques replacés dans leur contexte. Ils portent bien l’air
du temps auxquels chacun a été conçus. En fait j’ai eu pour tous
les projets le même objectif final, mais ils se font à chaque fois
de manières différentes. Au fil du temps je vois de plus en plus
mes 2 précédents albums comme ayant la même finalité mais avec
les styles et les manières propres à ce que je ressentais pour la
conception de chacun. Il en est de même pour le « Justin Herman
Plaza », c’était toujours le même objectif mais d’une manière
un peu différente. « Je suis Coltrane avec une paire de Nike / Ma
zik se rapproche de ce qu’ils appellent le rap »
Adikt :
Personnellement, les musiques que j’ai le moins appréciées sur
l’album sont celles où tu n’es pas seul. Je trouve qu’elles
tranchent avec le reste des titres, principalement parce que les deux
concernés semblent vraiment un cran en dessous de toi au niveau
flow, purement rap (c’est un avis strictement personnel). Qui sont
Marcus Monk et Grio ? Que penses-tu de ça ?
Ahmad:
Moi je kif vraiment ce que fait Marcus Monk. Lui et Grio sont super
jeunes mais je kif les écouter freestyler. Ils sont frais. Ces deux
MC’s à temps partiels de Montpellier (rire). On a un peu la même
vision du truc, les mêmes références… Marcus a souvent été
présent pendant l’élaboration et ses remarques ont beaucoup joué
sur le résultat final du EP.
Adikt :
Le Justin Herman Plaza, c’est apparemment un hôtel à San
Francisco (simple recherche Google…). Pourquoi ce titre ?
Ahmad :
La « Justin Herman Plaza » est aussi connu sous le nom de
l’EMBarcadero, c’est une place à San Francisco qui a été le
point névralgique d’une nouvelle façon de concevoir le style au
début des 90’s. C’est les nouveaux skateurs issus de la Team de
Steve Rocco qui ont lancé un peu ce truc dans le début des années
90 pour se démarquer du courant « propre et business ». Ils
arrivaient avec un style technique mais vachement nonchalant et
arrogant. Moi j’ai découvert cette place gamin comme beaucoup à
travers les VHS de skate. D’ailleurs, les ziks qui accompagnés les
sessions étaient folles, j’ai découvert plein de truc grâce à
ça, de Primus aux Casual , Tribe Called Quest , Curtis Mayfield,
etc… J’ai donc choisi ce titre pour illustrer cette envie de
renouer avec cette idée de performance pour le kif, à mon niveau
bien sur ; par exemple je n’écris pas vraiment en thèmes, mais
plus par couleurs et « ambiances », la finalité n’est pas la
seule priorité, la manière importe aussi beaucoup. Apres, bien sur,
comme en skate, le côté ludique est primordial. « Je voulais
dompter le temps / Je me suis trompé de plan / J’ai eu un trou de
mémoire / Et t’es tombé dedans »
Adikt:
Qui a réalisé la pochette ? Pourquoi cette photo, originale qui
plus est (j’aime beaucoup !) ?
Ahmad :
C’est moi qui a réalisé la pochette. La photographie est une
vraie passion. Je voulais une pochette qui reflète vraiment ce que
je voulais ramener comme « univers » avec cet EP. Donc on peut voir
sur la photo le personnage en hauteur, sur un tas de « rubbish »,
un peu comme si le mec s’était servi de la « merde » pour
s’élever. Il ne l’a subit pas, il s’en sert pour prendre de la
hauteur. J’aime bien ce coté « grandiloquent ». Ca se retrouve
dans certaines instrus aussi. « Mon auréole est sous l’oreiller /
Réveil à l’aurore sur mes lauriers / Et j’ai souris pour m’en
défendre / Je veux juste qu’la terre s’arrête pour en descendre
»
Adikt:
C’est quoi tes projets futurs, en cours ?
Ahmad :
Essayer de faire exister ce projet par la mise en image, j’aimerai
vraiment avoir un ou deux clips. Faire de la scène. Sinon avec
Non-Grata, on va s’essayer sur un projet qu’il met sur pieds, je
dois taffer sur le projet de Marcus Monk aussi, mais à Montpellier
les projets sont souvent au conditionnel (rire) !