R;Zatz
– Cruel Summer (Jarring Effects)
Genre : Trip-hop,
Indie, Rock, Mélodique
J’avais
personnellement laissé le groupe R;Zatz après un « Will we cross
the line ? » en 2008, album assez torturé, partant un peu dans tous
les sens, tout en conservant une ligne directrice assez abstraite,
déjà carré mais qui se cherchait encore un peu. Cet opus sentait
toutefois le hip-hop en apesanteur, ce qui n’était pas pour me
déplaire. Je suis pourtant passé à travers un « Vagina
Rush »
sorti en 2010, qui semble-t-il était plus downtempo, mais toujours
dans cette veine hip-hop sous-marin, où l’on retrouvait d’ailleurs
les excellents Ben Sharpa et K-The-I ???
C’est dire si
j’ai été interloqué par cette nouvelle galette de 2012, à
paraître dans les prochains jours. L’album est presque «
radicalement » différent, empreint d’une nouvelle essence qui
colle plutôt bien au groupe, composé de Takeshi (guitare), Marilou
(chant, basse), Mathieu (batterie) et Céline (claviers, chœurs).
Interloqué donc, car j’y ai découvert une nouvelle facette du
groupe, comme si R;Zatz sortait de la brume pour mieux se découvrir
lui-même, en se laissant aller aux mélodies certaines fois calmes,
d’autres fois plus fougueuses, toujours dans la cohérence, simple
et complexe à la fois, doux et pourtant brutal tout de même.
Paradoxe. J’aime.
L’album semble scindé en deux
parties distinctes. La première, dans laquelle R;Zatz prend son
temps, développe une musique assez contemplative, plutôt lente, à
l’image du titre « Cruel Summer », électro-combinaison qui
laisse rêveur. On pense aussi à « Flower in the Heaven », et ses
longues notes qui traînent, ses chants sous-marins hypnotiques, ou
comme sur ce « Cycles Stream », léger, aérien. Succulent.
On
compte aussi « Dark Brown Eyes » et « Stormy » avant de tourner
une page, doucement, sans s’en rendre compte, basculer sur ce
sacripant de « Jaws », et les 4 pistes qui vont terminer l’album.
Les rythmes se font plus secs, saccadés, énergiques et violents. Un
registre plus rock peut-être, auquel je ne suis pas vraiment
habitué. Pour terminer, comment ne pas saluer, tout au long de cet
album, le chant toujours parfait, cette voix inhabituelle qui sublime
chacun des morceaux de ce très sympathique disque. « Cruel Summer »
démontre surtout une chose : le groupe est loin d’être un ersatz
musical…
Neska
R;Zatz - Cruel Summer
MightyDizorder
Une excellente découverte : MightyDizorder Prod issu de la scène Nantaise qui possède de nombreux beatmakers de talent, notamment 'soul square' pour ne citer qu'eux, en interview sur le site.
MightyDizorder Prod débute en solo au début des années 2000 et Intègre un collectif de MC's en 2005 en tant que MC/Beatmaker jusqu'à son extinction en 2008 suit divers concerts sur Nantes et la création collective des Hip.Opsession 3 ainsi qu'une composition d'une instrumentale pour le clip d'une maison de quartier Nantaise.
Depuis, compose surtout pour le plaisir mais ouvert à toute forme de projet.
Ces productions sont faites sur
M.A.O. (Sampling de Soul, Musique Classique, ou autres ...)
Fan
inconditionnel de Rza (le Wu des grandes années), et de DJ Muggs. Le
Wu-Tang Clan est LE groupe qui l'a vraiment marqué et lui a donné
envie de faire de la musique. 36th Chambers reste sa référence
absolu et cela se ressent sur la plupart de ses prods, autres
influences : Gangstarr, D.I.T.C, Boot Camp Click, Juice Crew,...
(90's Hip-Hop) et grand amateur de Soul (James Brown, Al Green, Ann
Peebles, Curtis Mayfield, Gil Scott-Heron,..).
CONTACT
: mightydizorder@hotmail.fr
En extrait un l'une de ses prod 'no man's land' et un lien ou vous pouvez ecouter la plupart de ses compositions :
Bonobo - Black Sands Remixed
Bonobo
– Black Sands Remixed (Ninja Tune)
Genre
: Electronique, Electronica
Il
est toujours délicat d’écouter un album remix. D’abord, tu dois
bien avoir tourné et retourné l’original dans tous le sens, en
avoir compris la signification, et saisi la teneur. C’est aussi un
exercice assez périlleux, à plusieurs points de vue. Celui, tout
d’abord, de ne pas aimer la moitié des producteurs qui font les
remixs. Ou encore que plus rien ne soit cohérent, à un point tel
que l’album original sera complètement dénaturé. Sans oublier la
troisième et dernière raison selon moi : les trois quart des LP
remixés sont simplement nuls.
Bon, il est vrai qu’on a
eu quelques contre-exemples il n’y a pas si longtemps (remember,
2010, 2011, la belle époque…) avec le Radiohead
- TKOL RMX 1234567,
sympathique surprise, ou encore Jamie XX aux manettes du
définitivement dernier Gil
Scott-Heron.
Autant dire que cette version liftée du « Black Sands » du grand
Bonobo m’a d’abord fait peur, puis frissonner, puis re-peur, et
ainsi de suite. Jusqu’au moment où le mec mate le tracklisting et
vois quelques noms familiers, et forts sympathiques, sur la liste des
invités. J’aurai pensé à bien des producteurs surdoués pour
pondre des remixs, mais probablement pas à cette liste assez
épatante, triée selon mon ordre de préférence : Floating Points,
FaltyDL, Mike Slott, Machinedrum, Cosmin TRG, Mark Pritchard, ARP
101, Lapalux, Blue Daisy et Duke Dumont. Soyons honnêtes, je ne les
connais pas tous.
C’est donc curieux et assez emballé
qu’on enfourne l’album dans le lecteur, et qu’on débute avec
un sentiment qui va s’avérer on ne peut plus vrai : le disque est
forgé dans un métal électronica-ambiant d’un bout à l’autre,
sous la même bannière. Ce n’est pas pour me déplaire, surtout
quand, dès le « Prelude », Lapalux joue tranquillement avec une
mélodie bien arrangée et s’amuse à te glisser des effets «
goutte d’eau » dans les oreilles. Rien d’affolant pour le
moment, les empires ne se fondent pas en une musique.
Banks
s’installe dans son fauteuil. Nuages. Bougies. Apesanteur. Neil
Armstrong. Lune et oreiller. Comme une flûte, puis une guitare, une
boucle de guitare, et la guest star en chef en la personne d’Andreya
Triana qui se pointe, avec sa voix enlevée qui tire jusqu’au ciel
avant ce rythme… tribal. Tribal-balnéaire en fait. Des tambours
dans ton bain. Banks s’amuse, sourit, te raconte une histoire
d’électronique qui débarque comme une enveloppe évidente, un
poison mélodique attendrissant et magnifique, qui cesse pour laisser
place à la voix. Banks n’en a pas fini avec ta gueule : massacre
total, grands coups électro, montée de cette mélodie superbe.
Putain, ce disque commence fort bien.
Cosmin TRG prend les
manettes, avec la même recette que précédemment : vague de notes
de synthé croissante, bubulles électro qui se balade autour de toi,
en fond, incessant, sur ce rythme saccadé, mélange de couleurs
électroniques. C’est plus étendu, plus carré. Carrément plus
techno parfois. Un peu à l’image de ce que nous pond Machinedrum
sur « Eyesdown », qui entre directement dans le vif de son sujet.
Le mec tabasse, maîtrise l’exercice avec une rythmique très
vivante et énergique tout au long du morceau, épaulée par la voix
d’Andreya parfaitement bricolée.
J’ai sauté sur le
trio « Eyesdown ». Qui s’y colle ? On a l’originale d’abord,
puis le remix de ARP 101. Total inconnu, le mec t’insuffle un vent
UK sur grosses basses maladives dès l’entrée en piste. Ça part
dans tous les sens, et plus on avance dans ce disque plus on se dit
que les mecs se sont passés le mot pour rendre le tout cohérent. Ça
se ressemble un peu tout ça, alors on compte sur notre ami Floating
Points pour foutre un grand coup de latte dans la fourmilière de
talents.
Mais non. Il n’est pas si étonnant que ça le
monsieur, et reste sur campé sur ses positions habituelles : jolie
montée électro-nappée, très caractéristiques du genre, sur ce
remix qui traine tout en longueur - ce qui n’est pour me déplaire
hein. On se prend au jeu quand même. Le son t’enlace de sa couleur
chaudement analogique, plus proche d’une house toute millimétrée.
C’est beau. Et finalement, c’est FaltyDL qui vient foutre le
bronx. En fait, je m’attendais à un gros dubstep un peu enragé de
la part du monsieur, quand finalement il décide de se la jouer
électronica-tiède, très épurée pour finalement laisser poindre
un rythme typiquement UK là aussi, avant de doucement tabasser le
sample de voix qui s’en va et revient incessamment au cours de
cette jolie envolée musicale. Clochette dans une église, ça claque
de partout, jusqu’à ce sample qu’on jurerait sorti d’un Burial
en bonne forme. Falty DL joue avec tes oreilles, fait mine de
s’arrêter, plusieurs fois, repart de plus belle, arrête le beat,
laisse couler quelques notes, puis s’endort en silence… A écouter
200 fois.
On se remet doucement de la baffe avant
d’écouter le remix de « Stay the Same » signé Mark Pritchard,
qui débute drôlement doucement, avec Andreya Triana qui se pointe à
nouveau. Rien de très attrayant, c’est assez mou mais le
producteur se rattrape de très belle manière à la fin du morceau
avec ce saxo qui perce, seul, sur un lent rythme sec et jazzy.
Restent Mike Slott, Duke Dumont et Blue Daisy, qui s’échinent à
rendre cet album remix très cohérent :
électronica-électronique.
C’est tout ? Eh non. Reste
deux pistes exclusives : « Ghost Ship » et « Brace Brace »
(ci-dessous), concoctées par Bonobo lui-même. Le mec ne s’est
donc pas contenté de regarder ses potes remixer son album, et a
pondu ces pistes (dont l’une était sur la version japonaise du
Black Sands original je crois). Bref, des petits bijoux, comme d’hab.
Toutes ces lignes pour vous dire que voici une des grandes réussites
de 2012, si l’on met de côté l’aspect un peu trop cohérent
tout au long de la galette.
Neska
Gensu Dean - Jointz
Nouvelle tape produit par Gensu Dean, mixé par Chief - One, de chez Mello music, avec une tape 'Jointz', avec en guest Sadat X, Large Professor, Crooked lettaz pour ne citer qu'eux, ca envoit du son à l'ancienne sur un 16 pistes parfaitement mixé et c'est chez Mello Music Group.
Le lien direct pour Dl la tape :
https://gensudean360.bandcamp.com/album/gensu-dean-jointz-mixed-by-dj-chief-one
Blacktivity
L'album 'Blacktivity' réunit le producteur de Détroit Shade Cobain et le Mc de Pittsburgh Ill-Tone, un 9 titres bien dans l'esprit Boom bap. Un duo qui se prend pas trop au sérieux et qui envoient de la bonne basse et du bon flow, pour se procurer l'album sur Bandacmp :
https://tonemusic.bandcamp.com/album/blacktivity
Terem Al - A Taste of Blues
Nouvel album de Terem Al, intitulé ‘A taste of blues’, disponible pour 15 euros sur bandcamp, l'album est encore une réussite, pour le commander :
http://terem1.bandcamp.com/album/a-taste-of-blues
DJ Cam - Seven
Genre
: Hip-hop
Je m’étonnais de n’avoir que très peu
entendu parler du dernier album de DJ Cam, qui représente tout de
même, en soi, une petite sensation musicale. Ça reste DJ Cam,
merde, le mec qui a pondu un « The Beat Assassinated » notamment.
Ca fait déjà plusieurs jours que j’écoute l’album. Pas en
boucle, car il faut bien le dire, « Seven » se déguste à petites
doses…
Autant l’expliquer d’entrée : ce nouvel opus
n’est pas la plus belle réussite dudit protagoniste. En fait, le
DJ s’est un peu assagit, fort de nouvelles influences musicales qui
s’imprègnent plutôt bien avec le courant hip-hop-jazz qu’il
affectionne depuis longtemps. Le plus important à souligner dans cet
album, ce sont les quelques featurings, tous très bien sentis :
Chris James (3 fois !), Nicolette et Inlove (la nouvelle signature de
son label).
C’est d’ailleurs le chanteur Chris James
qui sublime cet album, tout d’abord avec la douce et ravissante «
Swim », au clip tout aussi magique réalisé par Sonia Sieff
(ci-dessous). Piano léger, cordes intelligemment dissimulées et
longues nappes de violons font de cette piste un véritable petit
bijou. L’accent donné à l’album est clairement léger, aérien
dirais-je, comme suspendu au-dessus de l’auditeur. C’est sur
cette trame que joue constamment DJ Cam, même s’il épouse
plusieurs registres tout au long des dix pistes de « Seven ».
Rebelote lorsqu’il ressort un vieux clavier Casio pour pondre des
beats old-school sur une « Dreamcatcher » électronica.
Rien
n’est à jeter, mais rien n’est à conserver coûte que coûte
non plus. Moyenne de tout son long, la galette est bien produite,
avec une expertise certaine voire évidente, mais à aucun moment DJ
Cam ne te pète la gueule avec un morceau hors du commun, comme je
l’aurais espéré. Notre frenchie ne pète pas plus haut que son
cul, et c’est assez dommage. Joli, oui, bien réalisé, oui,
sympathique, oui, transcendant, non.
Comme nombre de mes
professeurs il y a de longues années déjà, j’appose la mention «
Peut mieux faire ».
Neska
Mirel Wagner - No Death
« No Death » de Mirel Wagner est l’archétype du disque difficile à chroniquer. Il n’est ni magistral, ni plein de références, ni bourrés de sonorités complexes à décortiquer, ni de mille instruments, ni de chœurs ou ce que vous voulez. Non, rien de tout ça. Au contraire, c’est un disque vide, mais dans le bon sens du terme. C’est rare. Alors ça épate, ça marque, fortement. La chanteuse est majestueuse dans la sobriété, elle t’assomme littéralement par sa candeur et sa délicatesse ; elle envoûte même, par son charisme mélodieux, magnifique et calme.
Elle est belle Mirel, physiquement comme musicalement. On trouve pour seul instrument dans cet album une guitare, quelques notes sur chaque musique, qui balayent l’album en un clin d’œil. Je succombe facilement, en ce triste mois de novembre qui te rappelle sans cesse que la nuit prend le pas chaque jour un peu plus. Pourtant, Mirel est d’une douceur extraordinaire. Quand elle susurre ses textes doucement, longuement même. Elle prend son temps, pas d’affolement.
C’est aussi tout le paradoxe de ce disque, qui te conte des histoires tellement profondes… J’ai un peu de mal à croire à ce que j’écoute. C’est l’histoire de la main de fer dans un gant de velours ; celle de Blanche Neige qui te regarde paisiblement avec du sang qui dégouline au bord des lèvres. « Leave let me be // Let the devil take me // Leave can’t you see // You cannot save me », susurre-t-elle, en t’arrachant le cœur à la guitare sur « Red ». Ce texte, mais quel put*** de texte…
Bizarrement, on retrouve peut-être dans cet album l’opposition de l’Ethiopie, où la chanteuse est née, et de la Finlande : deux pays radicalement opposés, qui auraient façonné les différentes facettes de Mirel Wagner sur ce « No Death », album d’un autre temps, magnifique, insaisissable.
Bandcamp : https://mirelwagner.bandcamp.com/album/mirel-wagner
Neska
Paper Plane Project - Miles Apart
Genre:
Soulful, Future sounds
La
scène Océanienne est définitivement à surveiller, Plane Paper
Project, duo de beatmakers Australiens que je ne connaissais pas,
s'illustre avec cet EP intitulé "Miles Apart".
Quelque
part entre Soulful, Downtempo et Future Funk, on retrouve également
les vocales de J.Mitchell et du très bon Rashaan Ahmad. C'est
parfois bien deep, parfois bien boogie, le tout en 7 tracks, court et
efficace. Téléchargement pour le montant de votre choix sur
leur Bandcamp
01.
Step Inside
02. Don’t Lie feat. J Mitchell & Raashan
Ahmad
03. Backyard Breeze
04. Through The Rain
05. Get
Closer
06. Sundown feat. Native Wit & Verbaleyes
07.
Downtownm
Faust pour le 3H
Budamonk - Blunted monkey fist
Budamunky.
Ce beatmaker du pays du soleil levant se fait désormais appeler
Budamunk, mais sa musique reste intacte, c'est-à-dire planante ;
comme on peut l’entendre dans ce « Blunted Monkey Fist »
à l’atmosphère asiatique et enfumée. Comme d'habitude pour l'un
des meilleurs artistes japonais de sa génération, cet opus sort sur
le célébrissime label Jazzy
Sport.
Après
une intro digne des interludes Wu-Tangiens, se succèdent tour à
tour des tracks instrumentales possédant une atmosphère
particulière et des morceaux rappés par des invités en anglais ou
en japonais. Ils sont même sept guerriers sur la dernière piste
avant l’outro, on entendrait presque les shuriken siffler… Pour
ceux qui auront écouté les sorties de Dj Kou-G aka Grooveman Spot
(entre autres)à l'époque, vous reconnaîtrez deux/trois noms qui
ont ici featé.
Vous l’avez compris cet album est (très)
sympathique et on se laisse volontiers porté sur les seize pistes
qui le composent.
1 - My choice
2 - Blunted fist
3 - at the top (Remix) F. Joe Styles & Rogue Venom
4 - Monkey
business F. S.L.A.C.K. & Issugi
5 - Budamonk Funk II
6
- Murderous F. OYG
7 - Stalactite
8 - Guess who (Remix) F.
Laidlaw, Degree, Jugga Da Beat & DJ Duel
9 - Hidden
monkey
10 - Fatal strike F. S.L.A.C.K., Tamu, Issugi; Rau Def &
仙人掌
11
- Dodges and blocks
12 - Waterfall meditation
13 - Bad
beautiful F. PSG
14 - Rift
15 - Seven mc's F.
MeccaGodzilla, Emjae, Soupa, A-Live, Cavalier, Ness &
iAreConscious
16 - Booty
Fc Cheeks pour le 3H
SonGodSuns - Fallin Angels
Genre : Hip-hop, Electronique
Etrange bonhomme que 2Mex, la moitié de SonGodSuns avec DJ Nobody, ou peut-être devrais-je même dire le tiers puisqu’on compte également DJ ESP de temps à autre. D’ailleurs, je crois que ce dernier ne fait pas parti de cette prochaine galette baptisée « Fallin’ Angels ».
2Mex, le MC, l’électron-libre, le bonhomme dont on a beaucoup attendu, puis moins, puis de nouveau beaucoup, puis encore moins… Le mec est une sinusoïde par essence, te balance des morceaux qui défoncent, ou des tracks complètement périmées. Bref, instable, le monsieur, même si quand il se déchaîne, le niveau est généralement très élevé. Cette diversité, il l’a doit aussi aux nombres de groupes/MC’s/producteurs qu’il côtoie, que ce soit avec Of Mexican Descent, SonGodSuns, Mindclouders, Brainbusters ou encore et surtout, avec son pote Busdriver, certainement plus connu.
Cette multiplicité dans les collaborations nous conduit obligatoirement à s’interroger sur la prochaine livraison, avec SonGodSuns cette fois-ci donc. Plusieurs titres sont déjà disponibles. Nobody a sorti les grosses machines, avec un style très down-tempo sur lequel se pose très justement 2Mex, comme à son habitude. Le flow est assez grandiose, même si l’univers général d’une piste comme « Hear me out » (ci-dessous), laisse assez perplexe.
Simple exercice de style ? Pas vraiment, quand on écoute la seconde « Do that trick », petit bijou qui devrait faire l’unanimité cette fois-ci. 2Mex hache les mots à la moulinette, le rythme de la production est assez brutal, dépecé, découpé, assez lent pour un MC qui se sent généralement plus à son aise sur des morceaux rapides. Le seul hic, le refrain, cette voix informatisée à outrance qui n’apporte pas grand-chose d’intéressant.
Voilà donc de quoi se mettre quelque chose sous la dent. D’autres pistes de l’album sont en écoute sur SoundCloud, mais ce ne sont que les versions instrumentales. Rien n’est précisé dans le tracklisting, mais il semble que 2mex soit le seul MC à intervenir. Un petit vent de Busdriver pour une piste comme l’excellente « Minors in the Fire » aurait été tout de même appréciable. Même si l’éponyme « Fallin’ Angels » (instru) devrait faire très mal également…
Neska
https://2mex.bandcamp.com/album/fallin-angels
Nemo achida - Nemotional
Nemo achida, qui avait sortit un premier Ep de qualité 'Goodbye Brooklyn', déja présenté sur le site lors de sa sortie : revient avec une tape de 13 morceaux sur Bandcamp :
http://nemo-achida.bandcamp.com/album/nemotional-lp
Zenzile - '5+1 box set'
En
1996 débutait l’aventure ZENZILE….
15 ans plus tard,
ZENZILE prépare son 9 eme album (hors EP) prévu à l'automne
2012
Pour fêter cet anniversaire ZENZILE a préparé un coffret
en édition limitée qui sortira le 14 Novembre prochain : « 5+1 BOX
SET»
Tour à tour, les musiciens se sont plongés dans leurs
archives pour vous proposez DES TITRES INÉDITS enregistrés entre
1998 et 2003, une ré-édition de DUB PROMOZIONE, le premier EP sorti
en 1998 et la trilogie des 5+1 aujourd’hui épuisés 5+1 ROUGE avec
Jamika, 5+1 VERT avec Sir Jean et 5+1 JAUNE avec Jamika et vincent
Segal).
Ce coffret comprend également un édito de Frederic
Peguillan (Telerama), des photos inédites…
Grems - Algèbre 2.0
Genre
: Hip-hop, Rap, Divers
Appelez-le
« le président de tous les shlags ». Appelez-le aussi Grems,
Supermicro, Miki Mikasso, Fils du Kick… Appelez-le comme vous
voulez, mais portez lui un toast.
Coupes de champagne, putes à franges et grosse camelote sonore, le
MC hyperactif ne laisse pas de place au temps pour le temps,
multipliant les projets, side-projects, featuring, clips vidéo ou
créations graphiques. Hyperactif est d’ailleurs bien faible pour
décrire le MC-touche-à-tout.
Allez, on porte un
nouveau toast pour
accueillir le prochain « Algèbre 2.0 ». Les plus anciens se
réjouiront du retour de Grems à un hip-hop plus « classique »
(rien ne l’est vraiment avec Grems) qui laisse tomber pour
l’occasion son flow mitraillette, ses instrus
techno-deepkho-broka-pupute, ses Bisous d’Amsterdam, le Dimanche à
taper dans des Ballons rencontrés au hasard d’une
Rencontre.
Comme pour Algèbre premier du nom, notre
frenchie s’assure de la présence de ses potes, plus nombreux
qu’avant, et donc Mim et Bunk, mais aussi Starlion et le très bon
Nemir, sans oublier Peshi, Didai, Rimcash, DJ vex, La Tronche ou
encore Dustchmassive (j’en connais pas la moitié, tout comme Goûte
mes disques,
merci à eux). Bref, on porte un toast pour
cette future nouvelle baffe, même si on s'apprête à accueillir de
nouveaux Grems avant la fin de l’année (décembre normalement)
pour un autre projet Broka-billyesque produit par Simbad et
Opolopo.
En attendant, on passe au sky’ en se délectant
sur « Boom Bap » et… « Toast ».
Neska
Quality Kidd - Lunch Break
Quality Kidd c'est avant tout Devan Hampton, issu de la génération 90, signé chez Waystid talent productions, qui nous livre un LP en téléchargement gratuit sur l'inusable Bandcamp, un projet instrumental qui illustre la montée en puissance de ces maniaque de la mpc, enjoy et bonne découverte.
Has-Lo - Conversation B
Après son premier succès In Case I Don't Make It, Has-Lo nous revient avec cette fois ci un opus intitulé Conversation B.
A en juger de la tracklist et du passif du Mc signé chez Mello Music, l'album risque de faire très mal, vous pouvez l’acheter et l’écouter sur Bandcamp :
Skiv - Disturbed Walk
Genre
: Dark Jazz, Electro
L’un
des plus grands plaisirs de tenir ce blog, c’est que de temps en
temps, on tombe sur un groupe totalement inconnu, mais qui vous troue
les oreilles comme pas possible. Ça m’est arrivé à plusieurs
reprises, avec
Stalk notamment,
qui m’avait vraiment scotché, ou encore plus récemment avec Andy
Kayes (écouter "If
I'm Wrong"),
qui risque quant à lui de faire du bruit dans la petite sphère du
hip-hop underground avec la sortie de son premier album. Tout ça
pour dire que ça fait donc plusieurs jours d’affilé que j’écoute
sans vraiment me lasser ce « Disturbed Walk », que je redécouvre à
chaque passage.
D’emblée, le style est assez
particulier, très empreint de jazz-acid-dark-électro, violent ou
non selon les moments, les passages, les bifurcations sonores. Un tel
album s’écoute sans préjugés. Le son tombe délicatement, et
encore une fois, la découverte est hasardeuse mais finalement
heureuse. Sur les douze titres de cet album, rien n’est à jeter.
On suit les tergiversations de nombreux instruments, lentement, sans
répit. La musique te porte, le saxophone rugit de nombreuses fois,
la guitare se pare d’envolées assez magistrales, longues et
frénétiques. Skiv a la manière de te faire passer d’un genre à
l’autre sans t’en rendre compte, sans compter la capacité à te
filer de grosses bouffées de chaleur avant de redescendre d’une
traite. Sceau d’eau sur la gueule.
La recherche dans le
genre jazz est assez impressionnante, puisqu’elle explore et épuise
de nombreux courants. L’auditeur est donc porté, dans des mélodies
insondables, parfois accompagnées d’ambiances clairement hip-hop
tranchantes par exemple (cf. l’excellente « Disturbed Walk »).
Bref, « ce n’est pas du jazz, pas du rock, ni de l’électro »,
s’amusent les intéressés. A suivre de très près.
Neska
https://plyntrecords.bandcamp.com/track/disturbed-walk
Erick Arc Elliott - Almost Remember
Erick Arc Elliott, qui avait déjà sortie un excellent LP 'noir', revient avec son nouveau projet en téléchargement gratuit sur Bandcamp, intitulé 'Almost remember', influencé par plusieurs styles musicaux comme le rap, le jazz, l'électronique. Il s'occupe lui même du graphisme des ses pochettes, à découvrir sur Bandcamp :
https://erickarcelliott.bandcamp.com/album/almost-remembered
Roots Manuva - 4everevolution
Genre
: Electro, Hip-hop, Grime
C’est l’époque qui veut ça
: révolution. Et ça tombe bien, suite aux récents évènements
survenus de l’autre côté de la Manche, peut-être fallait-il
commencer par-là, écouter Roots Manuva et son dernier «
4everevolution ». Introduction réussie.
Car les plaintes
de son époque, le chef de file du UK-hip-hop alternatif les balance
sans compromis, sur « Skid Valley ». « Cost of life so cheap
'round here // But the cost of living ain't cheap 'round here // This
insane Britain, ready to claim Britain // Nuttin can change Britain,
Britain'll stay Britain and // There's somethin about these Brits //
The nouveau riche, and the old hat money // The birthplace of the
gentlemen // That ain't gentle when they wish to gentrify // The
politician who'll smile and say 'How d'ya do?' // And swear blind he
can change your life ».
Voilà, pas grand-chose à
ajouter à ça. Le ton est assez grave. Roots Manuva rappe (encore)
comme un demi-dieu. Cette piste bouleversante et assez brutale n’est
que le début, les surprises vont s’enchainer. Beaucoup de
featurings, tout d’abord, qui laissent le MC rarement seul, au
micro comme aux manettes (Daddy Kope, Ricky Ranking et DJ MK, etc.),
dont beaucoup d’inconnus pour ma part. Seul Toddla T (alias Tom
Bell) avait fait parler de lui, à l’occasion du lancement d’un
single avant la parution de l’album.
Bref, album intense
et complet, « 4everevolution » a le mérite de mettre en lumière
un Roots Manuva tout puissant, qui écluse chacun des styles que l’on
connait : électro, grime, reggae, hip-hop. Chacune de ces saveurs
est dégustée durant l’album. Mais un tel album se savourera
difficilement de bout en bout. Pour ma part, le premier single «
Watch me dance » (avec Toddla T justement) m’avait laissé pâle
d’angoisse. La quasi-totalité du reste m’a rassuré. On
n’atteint pas les sommets d’un « Run Come Save Me », mais
l’exercice est plaisant, rassurant.
Neska
Kaytradamus - Kaytra LaBoom
Genre:
Beats, New Hip-Hop
Un des garnements les plus
talentueux du beatmaking, Kaytradamus, nous offre une tape de 14
pistes alliant beats bien lourds et ambiances plus dansantes. Ca
vient du Canada, c'est gratuit et ça dépote!
Building Block Records - Ground Werx
Sortie du 2eme opus de 'Building Block Music' : Ground Werx vol 2 // en téléchargement libre sur Bandcamp :
https://buildingblockmusic.bandcamp.com/album/ground-werx-vol-2-2
DJ Shadow - The Less You Know The Better
Genre : Hip-hop, Divers
J’écris rarement des billets «
sensibles », sur ce blog. Certains sont parfois assez acerbes, quand
le groupe ou l’artiste passe à côté de son sujet, à l’image
du dernier album de The
Horrors par exemple. Mais certaines fois, comme c’est le
cas ici, le cas est plus complexe car l’artiste – DJ Shadow –
est on ne peut plus respecté, adulé par un bon nombre d’entre
vous, mais dénigré par d’autres, à juste titre, ou non.
En
sortant son chef d’œuvre « Entroducing », DJ Shadow a
immédiatement enfilé la casquette de demi-dieu de la musique
contemporaine, premier à avoir produit un album entièrement à base
de samples, initiateur du courant « abstract hip-hop », etc., etc.
L’engouement général pour le producteur était donc largement
mérité. Le second « The Private Press », passé à la moulinette,
engageait le premier changement du DJ vers une radicalisation de son
style. Le tempo est donné, DJ Shadow ne veut plus se cantonner à ce
qui l’a rendu célèbre, mais plutôt approfondir un style, ce qui
passe évidemment par une diversification musicale, une ouverture
d’esprit que tous ses fans de la première heure n’ont pas
forcément saisi. C’est ce qui lui a valu ces critiques
(principalement négative) à la sortie du (il est vrai) décevant «
The Outsider ».
Le mieux dans l’histoire, c’est que
Joshua Davis s’en fout. Royalement. Pour lui, on avance uniquement
en osant, en créant, et en défrichant des terrains inconnus. Je me
pose donc cette putain de question : la critique d’un album
doit-elle être strictement subjective ou au contraire fondée sur un
ensemble d’éléments qui permettent de comprendre le contexte ou
la valeur de l’artiste notamment ?
Chacun y trouvera sa
solution. En ce qui nous concerne, DJ Shadow balançait l’EP « I
Gotta Rokk » récemment, en préambule à ce futur album qui
s’annonce encore… différent. Là encore, les cœurs se brisent
et les critiques fusent. J’ai d’ailleurs été assez déçu du
conformisme de la toile et certains blogs qui n’ont décelé aucune
étincelle dans cet EP qui, s’il n’atteint pas des sommets, reste
d’une qualité supérieure. Et ce, malgré l’influence
pitchforkienne pourtant positive. Je n’ai pas forcément sauté au
plafond en écoutant des titres comme « I Gotta Rokk » ou « I’ve
Been Trying », mais cela m’a tout de même semblé de bon augure
pour la suite des évènements. Pourtant au-delà de la musique, le
producteur revient à ses premières amours de postes assez longues
(6’29 pour « I Gotta Rock », 7’38 pour « Def Surrounds Us »)
; morceaux dans lesquels les influences varient, du rock assez hard à
une sorte d’électro-glitch pimpée dans une ambiance générale un
peu psyché.
J’aime donc cette légèreté dont fait
preuve Shadow, cette douce naïveté, la tête baissé sur ses
machines, et cette force qui lui permet de suivre le chemin qu’il
souhaite. Je souhaite juste qu’on lui laisse sa chance.
Malheureusement, ce sera certainement la dernière pour beaucoup. Ou
la première pour d’autres.
Lien :
Neska
Speak easy - Words have power
Speak easy issu de la scène d'Atlanta nous livre un projet de 17 titres intitulé 'words have power'
bonne écoute.
Lien Bandcamp :
https://speakeasy1.bandcamp.com/album/words-have-power
Awon & Kameleon beats - Supersedes Instrumentals
Awon & Kameleon beats présente un projet entièrement instrumental 'Supersedes EP Instrumentals', qui devrait donner place à un LP dans peu de temps ( vidéo ci dessous), à suivre!
Lien Bandcamp :
https://awonkameleonbeats.bandcamp.com/album/love-supersedes-lp
Nemo Achida - Goodbye Brooklyn
Nouvelle découverte avec Nemo Achida sur Bandcamp et son EP 'Goodbye Brooklyn', 6 titres qui valent le détour auditif.
Lien Bandcamp :
https://nemo-achida.bandcamp.com/album/goodbye-brooklyn-extended
Hudson Mohawke - Satin Panthers
Genre : Hip-hop, Electronica, Electronique, Divers
C’est
avec un grand sourire que j’ai accueilli la nouvelle : Hudson
Mohawke nous a pondu un EP à sortir début août chez Warp. Heureux
qui comme un Adikt que je suis, car le natif de Glasgow nous avait
pondu un musicalement dingue « Butter » en 2009, dont j’ai eu
bien du mal à me remettre. Productions complètement décalées,
univers sous psychotropes, synthés déglingués et basses de folies
: Hud Mo débarquait avec une originalité (presque) sans
précédents.
Autant dire que l’attente suscitée est
assez énorme de mon côté, et de mon côté seulement car, aussi
étonnant soit-il, « Butter » n’avait pas (à ma connaissance)
fait grand bruit. Un premier extrait (« Thunder bay », ci-dessous)
du EP « Satin Panters » tourne déjà sur le Web, et il est évident
que le jeune DJ-producteur nous concocte un hip-hop bien lourd, très
chiadé, rempli de mille sonorités à droite à gauche qui te
perdent dans un profond océan de
je-ne-comprends-plus-rien-à-ce-qu’il-m’arrive.
Enfin,
je viens de m’apercevoir que le jeune et prometteur Hud Mo possède
déjà une discographie très conséquente, sur laquelle il faudrait
que je me penche rapidement.
Putain, ça promet. Grave.
Neska
Sole and the Skyrider Band - Hello Cruel World
Genre : Hip-hop, Expérimental, Electronique
Ca fait
maintenant bien des années que je suis attentivement l’actualité
de Sole. En solo, en équipe, en tant que co-fondateur du prestigieux
label Anticon, et lors de ses autres pérégrinations. Amoureux d’un
certain « Live from Rome », taillé dans le roc que je n’arrive
décidemment pas à enlever de mes albums préférés (en l’écoutant
une ou deux fois par an), le MC a plus d’une fois changé, évolué,
il a poursuivi son chemin jusqu’à se lancer dans une nouvelle
aventure avec The Skyrider Band, une bande de musiciens un peu
allumés qui a le mérite d’apporter une résonnance « acoustique
» aux machines électroniques utilisées en solo.
Sole,
il faut le suivre. Le mec te débite plus de parole en un couplet que
la discographie complète de Johnny Halliday. Pas évident
d’accrocher : du son brut, des lyrics glacés, sur fond d’instrus
souvent signées par des grands messieurs (Telephone Jim Jesus, Tepr,
Alias, etc.). Alors, il faut le dire, le premier et éponyme « Sole
and the Skyrider Band », était une vraie claque. Une
nouveauté. Du Sole 2.0, un cru qui sentait le bon vin et la
ripaille. Le festin des rois, la plume dans le cul de la dinde
farcie. Je me délectais à outrance de cet opus, et de certains
morceaux comme les excellents « Nothing is Free » et « A sad day
for investors » notamment.
Mais c’est pourtant la mine
triste que j’écris ces quelques lignes, fatigué par ce que
j’entends du nouveau Sole. Déjà avec le second opus (toujours
avec The Skyrider Band), « Plastique »,
j’avais émis des doutes persistants, finissant par me dire que
l’album était moyen, mais que ce n’était qu’une passade. Je
suis malheureusement tombé de bien haut après plusieurs écoutes de
« Hello Cruel World ».
Terminées les incartades de
batterie complètement folle, fini les couplets de Sole qui te crache
sa rage à la gueule, les lyrics incisifs, les montées puissantes
jusqu’au point culminant d’une extase musicale personnelle,
oubliés les frissons. Mort. Cet album est plat au possible, sans
véritable (r)évolution, pour ne pas dire acteur de sa propre
régression, accompagné de mélodies électroniques pauvres, qui
n’amènent pas grand-chose à l’album. Je ne compte même pas le
nombre de fois où les effets audio sont mal utilisés sur les voix,
rendant presque ridicules certains morceaux au potentiel évident,
comme « We will not be moved », avec Ceschi et Noah23, par
exemple.
Finalement, très peu de morceaux sont
captivants. Sole aurait voulu rendre le tout plus « accessible ».
Grave erreur. Même si tout n’est pas à jeter à la poubelle, je
me suis quand même vite ennuyé. Le morceau « Hello Cruel World »,
rattrape tout de même un peu le tout, même si le remix d’Alias et
Yoni Wolf (ci-dessous) est incontestablement de meilleure facture.
Neska
Sol - Dear friends
Sol, Mc issu de la scene de Seattle, particulièrement actif, avec 2 premiers opus 'dear friends 1' et de 'dear friends 2', pour faire simple, son dernier titre 'this shit' est d'ailleurs le son du jour , excellente découverte que l'on fait partager.
Le lien sur son site :
Lien Bandcamp :
https://solzilla.bandcamp.com/music
Idasa Tariq - pissed off soul man
Après son premier LP 'smiling faces' et différentes productions sur des mixtape. Idasa Tariq est particulièrement productif et nous livre son nouveau album sur donation.
Le lien Bandcamp :
http://idasatariq.bandcamp.com/album/pissed-off-soul-man
12 titres de qualité, tant au niveau des productions, du flow et des lyrics, et on continue à le promotionner.
Brian Eno - Drums Between The Bells
Genre : Electro expérimentale
C’est aujourd’hui que sort la
galette sacrée (Dieu, je suis en retard) d’un des vétérans de
l’électro, Brian Eno.
Parler de Eno, c’est toujours
mieux derrière un bureau massif en chêne, avec un thé Earl Grey à
la main (ou au jasmin c’est bien aussi). Il faut des enceintes de
colosse, jolie, en aluminium brillant avec des grosses basses qui
font vibrer l’ouvre-enveloppe en argent. Il faut utiliser des beaux
mots ; génie, poésie, nouvel art musical, subversif, expérimental,
chercheur, scientifique du son par l’absurde. Bien sûr, sans
oublier de bouger les mains de l’intérieur vers l’extérieur
pour conforter l’auditeur.
Bon, tout ça pour dire que
Brian Eno, en parler c’est de la branlette. Ce n’est pas possible
de mettre des mots - fixés et dont les sens intra et extra sont
connus - sur une structure musicale si changeante, si dynamique.
«
Drums Between The Bells » est né d’une collaboration entre Eno et
Rick Holland qui a écrit toutes les paroles du disque dans une
optique de poésie futuriste, afin de définir, en accord avec Eno,
la musique de demain. Innovant et culotté sur papier, espérons que
le résultat soit à la hauteur sinon la chute va être longue après
de telles paroles.
Après, et c’est la parole du
sceptique qui fait toujours chier, espérons-nous vraiment une
nouvelle gifle ? Un successeur à Here Come the Warm Jets, Taking
Tiger Mountain, Another Green World et Before and After Science ?
Non, certainement pas tellement ces disques semblent issus tout droit
de l’époque parfaite, fruits de la réunion de conditions
extérieures optimales, genre l’alignement des planètes et les
hurlements du chien du voisin. Grosse attente donc pour « Drums
Between The Bells » mais garder votre espoir au chaud, les œuvres
magistrales ne sont pas de celles que l’on scande à l’avance.
Lien :
-Site
officiel
Matt
Serengeti - Family & Friends
Genre : Hip-hop, Expérimental
C’était en 2009. Je prenais alors une gifle
monumentale en découvrant Serengeti & Polyphonic, sur l’album
« Terradactyl ».
Complètement abasourdi par cette découverte, qui m’amenait alors
à penser que j’avais dans les oreilles du post-hip-hop, je me
jetais comme un dingue sur la discographie des deux messieurs. Et
celle, en solo, du premier cité.
Autant dire que j’avais
été légèrement déçu de Serengeti seul d’un bout à l’autre
d’une galette. Du bon et du moins bon, comme en passant du
champagne au crémant d’alsace (encore que…). Jusqu’à
aujourd’hui, c’est donc les disques de Serengeti & Polyphonic
qui sont régulièrement revenus dans ma platine. Ce sont des albums
qui s’écoutent seul, qu’on décortique, un soir, avec un whisky
sans glace, en rêvant.
Serengeti est une nouvelle sorte
de MC, protéiforme, en évolution permanente. Les acquis
disparaissent aussi vite que les certitudes quand il se met à
chanter, entre flow hip-hop totalement unique et spoken word
nonchalant. Forcément, on attaque ce « Family & Friends » un
brin décontenancé, comme Serengeti : pas vraiment sûr de soi et de
ce qu’on va entendre.
La première surprise est de
taille, puisque c’est un featuring avec l’incontournable Yoni
Wolf du groupe Why?. Je sens déjà les papillons commencer à battre
des ailes dans mon ventre, et encore une fois, c’est inexplicable.
Qu’il est difficile de mettre les mots justes sur ce genre de
choses ! Décrivez-moi l’amour ! Ce serait chose plus aisée. J’y
vois pourtant une sorte de fainéantise dans le flow peut-être,
quelque chose d’inabordable, lent voire léthargique par moment.
Mais je suis toujours aussi comblé, curieux, vraiment abandonné
mais tellement content parce que je ressens cette « franchise » de
la part de Serengeti. Le mec t’attrapes dans la rue, t’enlace
sincèrement comme un vieux pote et te fais un cadeau. Sans un mot.
Alors tu dis merci. Tu comprends pas pourquoi. Mais tu dis merci
quand même.
C’est un peu ce que je ressens en écoutant
ça. Bien sûr, le whisky facilite la tâche. Plus de deux ans plus
tard, je ne comprends toujours pas, mais j’admire et je me délecte
tellement. Alors merci encore pour le cadeau.
Neska
A-Plus - Pepper Spray
A-plus des souls of mischief nous livre un excellent EP qui rend hommage aux Red Hot Chili Peppers, 7 titres du mythique groupe californien ou il pose son flow, il avait déja réalisé un projet avec Del The Funky Homosapien à l'album des Rage Against the Machine, l'album est en téléchargement libre sur Bandcamp :
NABH24 - PLUGGED INSTRUMENTALITY
Fort d’une expérience de plus 10 ans en tant que beatmaker hiphop pour H24 , période durant laquelle Nab a multiplier les Collaborations avec des artistes de la scène hiphop française et Américaine Tel que Spleen , Inspecta Deck (Wu tang) Big Noyd (Mobb deep), Smif N Wesson, la Scred Connexion , Mysa , Demi Portion Monotof et bien d'autres...NAB nous livre son premier projet en solo dans lequel il décide de laisser parler la musique.
Crossover entre différents styles le producteur tend vers l’ouverture artistique sans se soucier de rentrer dans une case en particulier.En effet L’album Plugged (Instrumentality) n’est pas juste un disque de beatmaker qu’on pourrait écouter comme une succession d’instrus hiphop qui seraient destinées a recevoir le flow d’un Mc ou d’un chanteur.
Ce projet est définitivement un Concept Instrumental, dans lequel un réel souci de cohérence d’atmosphère, de diversité sonores et de choix d’arrangements a été mis en avant de façon a ce que la musique se suffise à elle-même.
Entre Soul, Rock, Hiphop et World music, ce disque marque un virage dans la direction artistique de Nab qui s’oriente vers la composition organique vintage.Influencé depuis le début de son parcours par le son des années70’ il essaie de retranscrire au travers de ses compostions, l’atmosphère des vieux disques qu’il avait pour habitude de sampler.
Ce projet permet a Nab de s'affirmer comme compositeur et producteur bien au delà du hiphop même si ca reste son domaine de prédilection. Une expérience intimiste et solitaire, dans laquelle il repousse ses limites dans la composition en jouant lui-même ses instruments (guitare, basse, clavier, machines) tout en continuant à explorer et élargir son univers.Un disque qui a été conçu comme une bande originale, ou chaque morceau a pour but d’être illustré en image, ce qui sera certainement la suite de ce projet.
Mais pour l’instant place au plaisir des oreilles et bienvenu dans l’univers de Plugged.
Lien Bandcamp :
Wiley - 100% Publishing
le nouvel album de Wiley, l'un des premiers initiateur de la grim avec son morceau culte 'the game' revient avec un nouvel opus signé chez l'excellent label Big Dada //
WILEY c’est
le Lord Byron du rap.
Un des musiciens qui pèse lorsque l’on
scrute la dernière décennie au Royaume Uni. Wiley est
un peu
la somme des contradictions que l’humain peut accumuler et en même
temps un génie
au sang froid, bien qu’il paraisse un peu
déséquilibré à l’occasion...
La dernière montagne
russe en date d’une carrière mouvementée est entre vos mains
:
son retour sur Big Dada avec un nouvel album au teint
éclatant. “100%
Publishing”
est 100% écrit,
produit, rappé et enregistré par Richard
Crowie aka WILEY. En
fait, tout ça à 99,99%, puisqu’il a
quand même invité un
guest (sur les choeurs de “talk
about life”)
et offert une réplique à sa fille de
4 ans, Leah, sur “Music
Not Money”.
Ce track contredit d’ailleurs fortement le message mis en
avant
dans le single “Numbers
In Action”
dont vous avez sûrement vu le clip brillant et inventif réalisé
par
le studio US
Design déjà
auteur des vidéos de DELS, dernière petite bombe arty du Hip Hop
britannique.